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Catégorie : Slow cosmétique

La slow cosmétique, « sauve ta peau et ta planète »

La slow cosmétique, « sauve ta peau et ta planète »

Coucou les p’tits loups,

 

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de slow cosmétique. On en entend beaucoup parler depuis quelques temps mais qu’est-ce exactement ?

 

LA COSMETIQUE

Pour définir la slow cosmétique, il est d’abord utile de définir la cosmétique. Pour cela, Wiki est notre ami :

« Un cosmétique (du grec : kosmeo, « je pare, j’orne ») est une substance ou un mélange destiné à être mis en contact avec diverses parties superficielles du corps humain, notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaires, les ongles, les lèvres, les organes génitaux externes, les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, protéger, parfumer, maintenir en bon état, de modifier leur aspect ou d’en « corriger » l’odeur. Les cosmétiques sont des produits d’hygiène et d’embellissement qui restent superficiels dans leurs actions, n’agissant pas en dessous de la barrière de l’épiderme.
Plus généralement la cosmétique est l’art d’embellir les choses sans en transformer la nature intrinsèque.
Un cosmétique ne se mange pas. Ainsi un complément alimentaire
 n’est pas considéré comme un cosmétique. »

 La cosmétique agit donc sur l’épiderme dans un but de lavage ou d’amélioration (embellissement) du corps. La cosmétique ce sont donc tous les produits que nous mettons sur notre corps et notre chevelure afin de les laver et les rendre plus beaux.

produits cosmetique

 

QUEL PROBLEME AVEC LA COSMETIQUE CONVENTIONNELLE ?

On utilise des tas de produits cosmétiques au quotidien : le dentifrice, le gel douche, le shampooing, l’après-shampooing, la crème pour les mains, la crème hydratante pour le visage…etc. Si on se penche un peu sur la composition de ces produits appartenant à la cosmétique conventionnelle, on constate un certain nombre d’ingrédients plutôt douteux (par ex : les dérivés de pétrole, les silicones, les parabènes…), entendez par là agressifs, irritants, allergisants, perturbateurs endocriniens, potentiellement cancérigènes, polluants pour l’environnement et j’en passe (et ce, même dans des produits de cosmétiques luxueux ou vendus dans des parapharmacies).

En Europe, les produits cosmétiques doivent indiquer sur leur emballage la liste complète des ingrédients qui les composent, dans l’ordre décroissant de leur quantité et sous leur dénomination INCI (International Nomenclature of Cosmectic Ingredients). Il est donc nécessaire pour choisir ses produits de jeter un coup d’œil à la liste INCI du produit que vous souhaitez acheter. Un super site (www.laveritesurlescosmetiques.com) vous permet de vérifier un à un les composants des cosmétiques, le résultat vous permet ainsi de savoir si la composition est « clean », c’est-à-dire doux pour votre corps et bon pour votre santé.

 irritantenvt danger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA SLOW COSMETIQUE

« Fondé en 2012, le mouvement Slow Cosmétique rassemble les consommateurs qui veulent consommer la beauté autrement. Moins, mais mieux. La Slow Cosmétique est une démarche écologique et éthique fondée sur une volonté commune de promouvoir un mode de consommation naturel, sain et raisonnable de la cosmétique » (www.slow-cosmetique.org). Julien Kaibeck est la figure emblématique de ce mouvement.

Il s’agit donc d’un mouvement responsable, écologique et éthique. On se préoccupe de l’impact environnemental de nos cosmétiques, de notre santé et de la beauté de notre peau, sans pour autant rogner sur les soins/embellissements apportés à notre corps. La slow cosmétique se base sur une consommation plus saine, avec moins de produits mais ceux-ci sont choisis avec soin et sont de bonne qualité.

Pour moi, adopter la slow cosmétique représente un engagement responsable envers moi-même et envers l’environnement. Une sorte de retour à quelque chose de plus naturel, authentique et non moins efficace. Je suis partisane d’une consommation réduite mais réfléchie, qui s’inscrit dans le respect de soi et de la nature qui nous entoure. Ce mouvement s’inspire un peu de la « slow food » et   s’inscrit dans une démarche plus globale de retour à l’essentiel, on privilégie la qualité à la quantité. On assiste à une prise de conscience de notre consommation avec une volonté certaine de raisonner afin de consommer de meilleurs produits.

Il a y maintenant une mention « slow cosmétique » attribuée à certaines marques satisfaisant aux critères du mouvement.

Il y a un vrai travail de sensibilisation à faire et grâce à ce blog j’essaie d’y apporter ma petite part. Bon je dois avouer que j’ai tendance à parler slow cosmétique à tout mon entourage, ne serait-ce que pour les informer, après les gens font ce qu’ils veulent de ces informations. Au moins, ils ne pourront pas dire « je ne savais pas », ils diront « j’ai fait un choix ».

 

LES PRODUITS

La slow cosmétique promeut l’utilisation de produits naturels et respectueux. Mais alors, de quels produits parle-t-on ?

En slow cosmétique, on utilise principalement :

  • Des huiles végétales
  • Des huiles essentielles ?
  • Des hydrolats
  • Des argiles
  • Des produits/actifs naturels tels que l’aloé vera, le miel, la glycérine végétale…etc.

Huile essentielle

 

On peut également ajouter des actifs afin de renforcer les propriétés des huiles et hydrolats et de cibler une problématique spécifique. Il reste là encore important de se renseigner pour connaître l’origine de ces produits, leur méthode de fabrication et leur utilisation (hydrosoluble ou non, pourcentage de produit à diluer..etc.)

Méfiez-vous du grennwashing : méthode markéting (souvent utilisée par des multinationales) consistant à utiliser des arguments écologiques afin de vendre un produit qui ne l’est pas, dans le but de « blanchir » leur image. Pour contourner ces arguments markéting, le mieux est de se référer à la liste INCI du produit concerné (afin de détailler la composition du produit).

 

OK, C’EST SUPER MAIS PAR QUOI COMMENCER ?

Tout d’abord, félicitations d’avoir franchi ce pas :-).

Pour débuter dans la slow cosmétique, il me semble important de faire l’inventaire de vos cosmétiques, de vérifier chaque composition afin de savoir quel produit peut être conservé dans votre nouvelle routine de soins et quel produit ne doit pas être racheté. Une fois que le tri est fait, vous pouvez passer à l’étape suivante.

Bon alors, maintenant qu’on a choisi de mieux consommer, il est important de cibler ses besoins.

Tout d’abord, il est primordial de déterminer son type de peau : sèche, déshydratée, mixte, grasse, acnéique, mature, sensible ; ainsi que son type de cheveu : en manque d’hydratation ou de soin nourrissant, poreux ou non poreux (ces sujets feront l’objet d’articles ultérieurs). On ne traitera pas de la même façon une peau mature ou une peau grasse. Il est important de cibler ses besoins afin que le soin que l’on apporte à son corps soit efficace. En effet, si mes cheveux ont besoin d’hydratation mais que je me contente de les nourrir, le résultat ne me satisfera pas, mes cheveux seront toujours secs, électriques je vais donc penser que mon produit n’est pas bien alors qu’il est juste inadapté à mes cheveux car il ne comble pas leurs besoins.

peau cheveux

 

Selon vos besoins, les produits vers lesquels vous vous tournerez seront différents. Chaque huile végétale, huile essentielle, argile ou hydrolat ont des propriétés qui leur sont bien spécifiques et qui ne correspondent pas à toutes les peaux/chevelures/problématiques. En fonction de nos spécificités on achètera des produits bien particuliers. Cela fera l’objet d’un article ultérieur afin de vous guider dans vos premiers achats.

 

OUI MAIS LES PRODUITS SAINS C’EST TROP CHER POUR MOI !

Eh bien détrompez-vous ! Depuis que je suis passée à la slow cosmétique, je n’ai pas augmenté mon budget cosmétiques, bien au contraire. En effet, la slow cosmétique prône l’utilisation de produits ciblés, qui sont d’ailleurs souvent multi-usages et donc utilisables pour plusieurs problématiques. Une huile végétale va servir pour le visage, pour le corps, pour les cheveux et également pour fabriquer sa propre crème hydratante ou sérum huileux. Par exemple, l’huile de jojoba est sébo-régulatrice donc adaptée aux peaux grasses pour terminer une routine de soins visage mais également utile pour les bains d’huile pour nourrir les racines grasses (sur les longueurs on privilégiera une huile plus nourrissante) et utilisable pour créer une crème visage ou un sérum huileux pour le visage (en mélange avec d’autres huiles végétales).

Par ailleurs, la slow cosmétique privilégie la qualité à la quantité donc nul besoin d’acheter 15 huiles végétales ou 4 argiles différentes. Le tout est, encore une fois, de bien cibler ses besoins. Les quantités utilisées quotidiennement sont vraiment minimes. Par exemple pour ma routine visage du matin, j’utilise seulement 3 gouttes de sérum huileux macadamia-jojoba, mon flacon de 10ml dure entre 1 mois et 1 mois 1/2 (j’ai transvasé mon mélange dans un flacon en verre ambré avec codigoutte). De plus, je viens de faire une crème hydratante pour mes mains de 50g (environ 65ml), le coût de revient est de 1€! prix imbattable, sachant que les ingrédients sont bio! Mon masque hebdomadaire à l’argile, au miel bio et à l’huile essentielle de lavande bio me revient à peine à 0.17€ par semaine, donc environ 8.85€ à l’année! Difficile de faire moins cher!

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Les grandes contenances permettent de faire des économies. Par exemple, un litre de savon d’Alep liquide avec une composition clean est à 10.90€ sur le site sur lequel je l’achète. 1litre de savon dure environ 5 à 6 mois avec une utilisation quotidienne d’un couple. Ce qui représente un coût vraiment raisonnable pour prendre soin de sa peau.

 Un certain nombre de produits qui se trouvent dans nos placards de cuisine sont d’excellent soins beauté méconnus. En effet, le miel, le sirop d’agave, l’avocat, la banane, l’œuf, le yaourt…etc. sont très utile pours hydrater et nourrir cheveux et visage. Il est bien sûr conseillé de les acheter bio.

cuisine aloe

 

Certains sites proposent également des huiles végétales en dosette d’essai (10ml), ce qui permet de savoir si l’huile nous convient avant de commander des formats plus grands (100 ou 250ml).

 

 

J’espère que cet article vous aura donné envie d’utiliser des produits cosmétiques plus sains et raisonnés. A défaut, j’espère que cela vous aura au moins permis d’être informés et de faire votre choix en plein conscience.

 

Si vous souhaitez que j’approfondisse certains points dans un article ultérieur n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires.

 

A très vite, prenez soin de vous et continuez d’être belles (ou beaux, les messieurs sont les bienvenus sur ce site) au naturel !

 

Fanny

 

 

Les huiles essentielles doivent être employées avec modération et précaution. Il est indispensable de se renseigner sur les contre-indications de chaque huile essentielle avant toute utilisation.
Il est préférable de demander conseil à votre médecin. Les huiles essentielles d’agrumes sont photosensibilisantes pendant 24h. Il est impératif de respecter une fenêtre thérapeutique dans l’utilisation des huiles essentielles (2 jours d’arrêt au bout de 5 jours d’utilisation ou 1 semaine d’arrêt au bout de 3 semaines d’utilisation). Les huiles essentielles peuvent être très dangereuses si elles sont mal employées.